Paris Istanbul à vélo

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2009 – Jour 4 – Candé sur Beuvron – Langeais

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Bon, on rentre de 93km à vélo. Moi je pars faire un footing sur les bords de la Loire, et je laisse Robin rédiger.

Si le premier jour fut placé sous le signe Cochonou de la boue, le deuxième jour sous le signe Cochonou de la pluie et le troisième jour sous le signe Cochonou du vent, ce quatrième jour fut placé sous le signe Cochonou de la douleur. Nous avons donc maintenant les quatre éléments constitutifs de la déité Cochonou : Boue, Pluie, Vent et Douleur.

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Ce matin, réveil à 7h. Réveil frigorifique, puisque nous ne fûmes pas foutus de trouver le calorifère (apparemment c’est comme ça qu’on dit radiateur en Québécois…) gros comme une caisse de cochonous avant d’aller nous coucher. Bagages, toilette pour les vélos à coup de karcher (oui bon de boyau d’arrosage), petit dej concocté par Fredounet (oeufs brouillés, bacon et pâtes et fromage rapé !! De la grande cuisine quoi !), et puis top départ vers les neuf heures.

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A mon grand désarroi, nous avons commencé par un chemin de terre alors que les vélos étaient encore humides des douches que nous leur avions administrées. Mais le sentiment de stupeur fut de courte durée, puisque en un rien de temps l’allée du premier élément Cochonou (la Boue pour ceux qui ne suivent pas) cédait la place à un piste cyclable toute récemment aménagée. C’est donc à toute allure que nous avons filé en Fred indienne vers… la D751.

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Cette départementale fut un élément de discorde. Fred et Robin trouvaient que ça roulait bien et voulaient bien y rester pour gagner de l’avance. Par contre Tonio, le konnard organisateur, préférait bifurquer vers le sud afin de monter des côtes qui font mal leur race aux quadriceps. Une mise au point eu lieu au sommet de la première côte, un échange vif au bout duquel Robin hérita de la carte mais où le konnard organisateur (aussi appelé le couillon) eu quand même gain de cause contre les deux autres protagonistes tous penauds. C’est aussi ce que l’on appelle le privilège de l’age, et on sait bien que les vieux comme Tonio ont plus de mal à s’adapter au changment de situation que les jeunes fougueux que nous sommes Robin et moi. Bon, je rentre du footing, et je vois que le blog est parti en couille. Il y a clairement une cission au sein du groupe : ceux qui savent monter les cotes, et ceux qui préfèrent les éviter et suivre les départementales…

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Bientôt, après de multiples montées et descentes, Amboise arriva en vue. Château superbe, mais château sous le deuxième élément du Cochonou (la pluie). Nous avons trouvé un vendeur de vélos pour acheter de la graisse pour nos chaînes et pour regonfler les pneus qui avaient tant souffert les jours précédents. Robin acheta aussi de l’écran total pour ses genoux écarlates. D’ailleurs, superbe le bronzage, j’ai bien des photo, mais elles seraient censurées sur ce blog…

Et bim c’est reparti. Direction Tours. Petite montée vers le sud pour quitter la D751, traversée de multiples vignobles, de villages très jolis, pour une fois dans sa vie le konnard organisateur a eu raison de nous faire bifurquer. C’est pas faux, là c’est la sagesse de l’ancien qui a eu raison

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Arrêt à Montlouis sur Loire pour déjeuner. Déjeuner infect, au point où nous n’avons pas voulu y prendre un dessert. Après avoir recherché une boulangerie fermée (vive la province), nous avons décidé de prendre nos desserts à Tours. Environ une demi-heure plus tard, nous attegnions Tours et avons tous pris une double part de dessert.

Ensuite direction plein sud pour découvrir les bords du Cher que nous avons remonté jusqu’à confluent, la majestueuse Loire. Ne reculant devant aucun danger, nous avons même descendu une calle (nous ne savons pas ce que ça veut dire) interdites au vélos. Robin paya cher le prix de cette indiscipline toute française : eh non il ne se vautra pas telle une merde mais il (putain pourquoi je parle de moi à la 3e personne?) y laissa son phare avant.

Un peu plus loin nous avons découvert une aire de jeux où nous nous sommes laissés allés à de vives prestations techniques sur nos montures maintenant bien maîtrisées.

Une quinzaine de kilomètres plus tard, arrivée à destination : Langeais. En fait nous voulions pousser jusqu’à Bréhémont, mais Fred étant un peu fatigué, n’a pas voulu s’aventurer aussi loin.

Trouver où dormir à Langeais n’a pas été chose facile : le camping que nous visions n’ouvre qu’en août et toutes les chambres d’hôtes que nous avons appelées n’avaient plus de disponibilité. Nous nous sommes donc rabattus sur un hôtel miteux qui a bien voulu de cyclistes parisiens. (c’est sans doute parce que nous avons omis de dire que nous venions de Paris).

Dernière étape de la journée : trouver un resto. Nous avons assez rapidement découvert qu’un seul restaurant était ouvert dans la ville (vive la province). Il n’était pas donné mais c’est le meilleur que nous ayons fait sur notre parcours. Un petit St Nicolas de Bourgueil, une petite rédaction de blog par Robin parce que Tonio est trop rétamé par sa journée, et hop au lit. Bon, pour digérer ce diner, je repars faire un dernier footing sur les bords de La Loire.

Parcours


Synthèse

Kilomètres parcourus : 93

Temps pédalé : 5h18

Vitesse moyenne : 17,6 km/h

Kilo calories 8786

Nombre de chutes : 0,25 parce que Robin a failli nous refaire une belle cascade à cause soit disant d’une sauterelle mutant ressemblant à une guèpe de l’espace… Bref, un gros pipo quoi…

Nombre de pb techniques : 0 (check up à Amboise)

Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : 42

Written by parisistanbul

mai 20, 2009 à 1:00

Publié dans Uncategorized

2 Réponses

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  1. Ouf c’est bon! 24h de retard pour poster dans le blog!?!? Mais vous vivant, j’ai encore l’espoir de revoir un jour ma clé 3G+. J’attends votre post du jour avant minuit ce soir sinon je résilie l’abonnement de la clé et vous ne pourrez plus communiquer!

    l'd4v

    mai 20, 2009 at 2:20

  2. Paille = tiges de blé sèchée
    Foin = Herbe sèchée
    C’est quand même pas la même chose !
    Bon allez la preuve par http://www.labergerie-villarceaux.net/site/fiche-sitelab-15.html

    dbaeli

    mai 20, 2009 at 11:28


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