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2010 – Jour 4 – Chagny – Bourbon-Lancy

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Une journée exceptionnelle qui a commencé en « on y arrivera jamais, on va tous mourir » et qui se termine par « on n’est pas bien là, décontractés du gland ? (Devers dans Les Valseuses)« . Hier nous appréhendions le parcours. La Bourgogne (Robin : la Saône-et-Loire putain, ça marche par département) étant le parent pauvre de cette piste Euro Vélo 6, lorsqu’on regardait le plan, il n’y avait pas beaucoup de pistes cyclables mais plutot des départementales et des montées un peu partout (impossible de suivre le canal). (Fred: Et là on est grillé, tout le monde comprend qu’on est parti à l’arrache sans préparer l’itinéraire…. ce qui est le cas🙂 )Après un réveil à 6h30, c’est, l’air grave et triste, que nous enfourchions nos vélos pour affronter l’inaffrontable.

En quittant Chagny nous avons eu un répit de 10 km en longeant le canal du Dheune  sur une piste, puis nous sommes passé sur une départementale. Pas sympa de pédaler avec les voitures et les camions. Cette partie de l’itinéraire était effectivement fastidieuse. Puis, coup de bol, la région (ou département, je ne sais plus, il faudra demander à Robin) a eu la bonne idée de construire une grosse nationale. Les voitures ont alors toutes quitté la départementale, nous laissant quasi seuls à pédaler sur presque 50 km en longeant le canal du Centre. Nous avons eu de la chance que cette départementale soit déserte car il y avait pas mal de vent le matin (le ciel était couvert), il fallait donc lutter contre les éléments. Pour ceux qui nous ont suivi l’année dernière, nous avions mis au point la technique de la Fred indienne. L’idée était de mettre Fred devant en cas de grand vent, et de nous abriter derrière lui en file indienne. Cette année, on a été un peu plus sympa avec Fred, on a créé le concept du 30,10,1. Le 30,10,1 c’est mettre Fred devant durant 30 minutes, puis Antonio durant 10 minutes et Robin durant 1 minute. Comme ça, tout le monde a sa dose de vent, et ça tourne, de manière équitable. (Fred: il a falu négocier, car au début c’était plus 30, 10, 10, 10, 1, 10, les 10 entre chacune des étapes du 30, 10, 1 correspondent à 10 minutes de pause… un petite figue, un date, un pipi, une banane séchée… Mais au final, le 30 10 1 a bien fonctionné) (Robin : moi j’aimerais bien qu’on le transforme en 30 10 tout court, parce que moi je n’ai pas de guidon de triathlon pour me pencher face au vent comme les deux autres adeptes du Grand Porcelet.  Et même si j’en avais un je pense que ça m’arrangerait de ne pas couper le vent)

Ceci me fait rebondir sur le fait qu’aujourd’hui était notre 1re journée sans Thomas. Eh bien on a pété tous les records. Nous avons pédalé 90km le matin, face au vent. Nous pédalions groupé, en cadence, nous attendant les uns les autres… bref, un vrai travail d’équipe basé sur la construction et non sur la performance. Thomas, ta technique de « performé », comme tu dis, c’est du bidon. (Fred: Oui c’est la technique du Padawan qui n’est là que pour trois jours avec 4 kg sur le porte bagage…) Ca fait beaucoup de bruit, ça éparpille le groupe, ça met de la distance entre le gars devant et le gars derrière… non, vraiment, petit Padawan, il va falloir que tu apprennes à pédaler en équipe et non en solo. On a déchiré grave ce matin, alors qu’il y avait du vent et que le trajet n’était pas facile. (Robin : ouais !)
Pause déjeuner à Paray-le-Monial à 13h. On avait plus de 90km dans les pattes et le trajet de l’après-midi s’annonçait compliqué (beaucoup de dénivelés). Nous étions là, assis, les yeux pleins de larmes à angoisser sur les côtes à gravir. Et là, Cochonou m’a parlé. Oui, Cochonou m’a parlé. Je mangeais ma pizza au jambon, et une voix intérieure (celle que Cochonou donc) m’a dit « regarde la carte ». J’ai regardé, et j’ai découvert le Canal Latéral de la Loire qui longeait une partie de notre trajet. Bingo. Nous avons longé ce canal qui traverse La Loire (oui, de l’eau qui traverse de l’eau) pour enfin arriver à Diou puis à notre point de chute, Bourbon-Lancy.  (Robin : oui enfin, ces deux tapettes voulaient s’arrêter à Diou, il a fallu que Cochonou me donne le pouvoir de conviction pour qu’on puisse s’arrêter à Bourbon-Lancy)
Enfin, nous avons pu réserver un bungalow (Fred: un chalet s’il vous plait !!) dans un camping (ras le bol des hôtels). Super mignon, on a même pu nager dans le lac (eh ouais) et nous sommes allés faire des courses pour nous faire un petit apéro en terrasse et dîner du saumon avec des petits légumes, un régal. Nous voilà à 21h30, les pieds en éventail, assis en terrasse à préparer la journée de demain. Par contre, camping oblige, il faut se taper le beauf qui fait briller sa voiture avec une peau de chamois en écoutant le foot à la radio (c’est le Portugal qui joue apparemment… coïncidence). Une journée bien sympa donc…. mais demain, ça va vraiment être galère. Le canal n’est pas aménagé et nous n’avons pas trouvé d’itinéraire bis. On a donc tablé sur seulement 100km… on verra bien. (Fred: moi je crois en Cochonou et Il va nous transformer les autoroutes en pistes cyclables pendant la nuit)
Robin : je tiens à rétablir un peu la réputation de la Bourgogne.  Bon déjà, comme vous l’aurez compris, ce sont surtout les départements qui font construire les pistes cyclables.  Donc en Bourgogne, on a fait pour l’instant la Côte d’Or (pas terrible en effet) et la Saône-et-Loire.  Dans ce dernier département on a longé des canaux parallèles à deux cours d’eau, bizarrement la Saône et la Loire.  La partie Saône n’est pas terrible, mais pour la partie Loire ce n’est pas si mal pour l’instant.  Nous sommes aussi passés dans l’Allier (région Auvergne) très brièvement et c’était très bien.  Demain si nous survivons à la dernière partie de la S-et-L (notée difficile en raison de ses montées) nous traverserons notre dernier département bourguignon, la Nièvre.  Nous vous dirons si les itinéraires cyclables y sont mieux.
Kilomètres parcourus : 146.5km
Kilomètres parcourus depuis le départ : 507km
Temps pédalé : 6h52
Vitesse moyenne : 21.3km/h
Nombre de chutes : 0
Nombre de pb techniques : 0
Bobos : Antonio s’est fait piqué par un moustique durant la nuit
Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : 3 gouttes
Offrande : 100€/personne
Litres d’eau bus : On a arreté de compter. Comme dirait Fred « il faut avoir les urines claires »
Châtiments coporels infligés au gourou : 7 séries de 20 abdos

Written by parisistanbul

juin 29, 2010 à 8:30

Publié dans Uncategorized

4 Réponses

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  1. En quoi elle est mieux votre technique, moins de bornes moins vite c’est ça?
    bande de lopettes
    moi j’etais au top en reunion toute la journee avec sev a la mater pret a se faire accoucher.
    finalement c’est pas pour tout de suite.
    bonne route les gars vous etes les meilleurs

    tom

    juin 29, 2010 at 9:24

  2. Tout simplement énorme!
    Bravo les gars ! Bonne continuation.

    Lilians

    juin 30, 2010 at 4:32

  3. La nouvelle stratégie semble avec un effet bénéfique sur le matériel, pas de casse aujourd’hui.
    Et Robin, la géographie d’Antonio est basée sur la carte des vins (Bourgogne, Jura, etc), pas les contingences administratives😉
    Vous avez fait plus de la moitié, bon courage pour la suite.

    Claude

    juin 30, 2010 at 6:39

  4. Excellent les gars ! Enfin du suspens, de la tension dans le groupe, de l’exploit ! La peur fébrile du matin, l’angoisse du lendemain, c’est bon ça ! Bravo continuez comme ça !

    seb

    juin 30, 2010 at 11:24


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