Paris Istanbul à vélo

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2011 – Paris Istanbul via… Düsseldorf

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Je sais, je sais. Vous venez de lire le titre et vous vous êtes jeté sur votre Google Earth préféré en vous disant « punaise, je voyais Düsseldorf plus du coté de l’Allemagne et moins du coté de la Turquie ». C’est pas faux. Düsseldorf n’est pas sur notre parcours initial (qui suit l’Euro 6 Vélo) . Alors que diable allons nous faire vers le nord alors que notre parcours nous destine à rouler vers le sud-est ? Tout a une explication… et un coupable. Je balance.

Comme chaque année, pour préparer notre périple, nous nous écrivons de longs mails, nous créons de longs Doodle et nous nous réunissons autour de longues bières pour nous mettre d’accord sur une date de départ et un itinéraire. Après quelques pintes de brunes nous nous sommes donc mis d’accord : nous partirons du 8 au 15 aout ! La raison principale était que Robin avait une bande de potes qui venaient du Canada pour pédaler avec nous. Plus on est de fous… et plus on est de fous (ceux qui pensent qu’on rit à pédaler 800 km sont des fous). Et puis les mois passèrent, les entraînements se succédèrent (bah oui, faut garder la forme) et un beau matin (c’est toujours durant les beaux matins qu’on a les mauvaises nouvelles) notre coéquipier Robin nous annonce la nouvelle : il ne viendra pas avec nous cette année… ni ses potes. Ok, pas de soucis, on partira sans lui. Istanbul, nous voilà !!! Mais c’était sans compter la nature fragile de Fred. « Hé les gars, il fait chaud en août, c’est que j’ai peur de me déshydrater ou de prendre un coup de soleil ». Bon, et bien puisqu’il fait chaud l’été dans le sud, allons dans le nord (un peu chochotte le Fred quand même).

Et c’est comme ça que Fred, Thomas et moi (Antonio) on s’est retrouvé autour de cartes Michelin pour préparer notre périple : nous prendrons un train Paris – Düsseldorf et nous pédalerons 900 km en longeant les cotes Allemande, Hollandaise et Belge pour arriver à Dunkerque. C’est pas beau ça ? Je vous laisse jeter un oeil à la carte.

Seul léger inconvénient du parcour, il nous faut démonter nos vélos pour prendre le TGV Paris – Düsseldorf. C’est toujours chiant de transporter une housse de 3km, de démonter et remonter son vélo pour 3h de train. Mais bon. Grande inconnue aussi, la cote de la mer du nord. Comme vous pouvez le voir sur la carte, 70% de notre balade se fait au bord de l’eau. Ca peut être sympa… mais il peut y avoir du vent aussi. On verra bien.

Donc, si vous êtes dans le coin du 8 au 15 aout, venez nous faire coucou sur le bord de la route.

A très bientôt sur ce blog et sur Twitter.

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Written by parisistanbul

juin 4, 2011 at 7:40

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2010 – Jour 7 – Sully-sur-Loire – Orléans

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Dernier jour, ou plutôt devrions-nous dire, dernière demi-journée. Eh oui, nos 3 bikers (cyclistes en anglais) sont arrivés à Orléans à 11h du matin en ce vendredi 2 juin. Même nous on était épatés. On pensait arriver samedi à Orléans, que nenni. On aura fait presque 800 km en 6 jours et demi. Pas mal.
Pas grand chose à dire sur cette dernière demi-journée donc. Réveil à 6h30 (comme d’hab), (Fred: le coq, il faut parler du coq un peu. Le coq est censé chanter le matin à la levée du jour. Eh bien dans les fermes du Loiret, il chante à 3h45 du matin. En plus il a un pote dans la ferme d’à côté et ils font un super duo casse oreilles… bref, toujours avoir une paire de boules Quiès anti chant du coq dans ses bagages), gros petit déjeuner à la ferme (Fred: Miam les confitures maison), et on était sur les vélos à 8h30. La matinée était chaude, nous avons pédalé sur des pistes en asphalte pour arriver à Orléans avant 11h. (Robin: enfin, on a fait du chemin de terre aussi, et à deux endroits la piste n’était plus indiquée il a fallu se fier à nos cartes) Le temps de regagner la cathédrale, et nous voici à la terrasse d’un café (eh oui, encore) à manger des omelettes et à boire jusqu’à plus soif. Midi arrive, le groupe se disloque : Fred et Robin prennent le train de 12h30 pour Paris, et Antonio enfourche son vélo pour aller en thalasso. Et ouais, j’avais décidé de me faire un court séjour en thalasso histoire de me reposer, de me relaxer dans une piscine et de me faire faire des tas de soins sympas genre massage, bain d’algues et autres sauna/hammam. (Fred: Quand je pense qu’il a le meilleur masseur de Paris comme pote… faux frère !! 🙂 )


C’est donc terminé pour cette édition 2010 du Paris Istanbul (promis, on y arrivera un de ces jours à Istanbul). Merci de votre fidélité (notre blog a été lu entre 350 et 1130 fois selon les jours), de vos commentaires, encouragements, tweets et SMS. Par contre, avant de nous quitter comme ça et de se dire à l’année prochaine (pour un Bâle-Vienne à priori) (Fred: euh ça fait quand même plus de 1000km là…), je vais répondre à vos questions :

* Istanbul c’est pas dans l’autre direction ? L’année dernière nous avons fait un Paris-Nantes sans vraiment penser à se faire la piste Euro Vélo 6 (qui suit la Loire, le Rhin et le Danube jusqu’à la mer noire). Lorsque cette année on a évoqué de se refaire une balade, Euro Vélo 6 est revenu sur le tapis. En regardant la carte on a vu que le Danube se déversait dans la mer Noire à qques centaines de kilomètres d’Odessa et d’Istanbul. Tout de suite on s’est mis à rêver. On s’est donc dit qu’on irait à Istanbul en longeant la piste Euro Vélo 6 mais en saucissonnant le trajet en étape annuelle de 800/1000km. L’année prochaine, si Cochonou le veut bien, on se fera la partie Bâle-Vienne. Pour ce qui est du sens de la balade (Bâle-Orléans au lieu de Orléans-Bâle) c’est parcequ’on a vu que l’arrivée à Bâle montait… alors on s’est dit que le départ descendait… toujours plus facile de descendre lorsqu’on est sur un vélo ;o)

* Est-ce que vous vous baladez ou est-ce que vous faites de la performance ? aucun, ou plutôt, les deux mon capitaine. On ne peut pas vraiment dire qu’on se balade. Dans balade on imagine tout de suite du tourisme à vélo : on s’arrête, on visite des musées, des châteaux, on prend des photos… Dans notre cas, on ne fait pas de tourisme mais on s’arrête fréquemment pour se reposer, prendre des photos de nous, manger une barre de céréales. Mais on ne peut pas vraiment dire qu’on fasse de la performance non plus. On ne se fixe pas d’objectifs particuliers (de vitesse ou de distance), le terrain est plutôt plat… donc on pédale tant que se n’est pas insoutenable. Mais on ne peut pas non plus dire que ça soit de tout repos de se faire 150 bornes. C’est très important d’avoir un groupe qui a les mêmes attentes du périple. Je pense que ça ne fonctionnerait pas si certains voulaient visiter des musées et d’autres faire 250km. Avec Fred et Robin on a trouvé un bon équilibre et on veut tous les 3 se faire plaisir.   (Robin : et une voiture qui roule à 150km/h consommera plus d’essence qu’une voiture qui roule à 110 km/h : celle qui ira plus loin est la seconde…)
* Alors, mal aux fesses ? Oui, mais pas qu’aux fesses. Lorsqu’on pédale autant on a, bien sur, mal aux fesses et mal aux cuisses mais aussi mal au dos et… aux poignets. Eh oui, on ne s’y attendrait pas, pourtant, après 7 jours de vélo, j’ai énormément mal aux poignets (Robin aussi) (Robin : oui putain ça fait mal). Pour minimiser le mal de dos il est bon d’avoir plusieurs positions sur son vélo, d’où les extensions de guidon qui sont bien pratiques.
* Comment je m’y prends pour faire comme vous ? Pas vraiment de conseils à donner car tout le monde est différent. Comme je le disais plus haut, faite ce genre de périple seul ou accompagné de personnes qui ont la même vision que vous. Dites-vous que vous vous levez et vous avez mal, vous pédalez et vous avez mal, vous déjeunez et vous avez mal, vous vous perdez et vous avez mal, vous vous couchez et vous avez mal. En cas de tension dans le groupe ça peut vite dégénérer : si l’un veut s’arrêter au musée et si l’autre veut pédaler, un jour ou l’autre ça pétera. Après, bien sur, il faut s’entraîner un peu, préparer votre voyage, être équipé (vélo, sacoche, sac de couchage… le classique quoi).
* Et le baby blues ? Ouais, c’est étrange à dire, mais quand on revient, il nous manque un truc. Ca fait bizarre d’arrêter de pédaler, de ne plus regader l’horizon, d’avancer sans vraiment de but en soit, de ne plus être avec les potes. Et pourtant, pédaler, ça fait mal… mais revenir, ça fait creux.
(Fred: pb avec le tracker, il n’a enregistré que la première partie du tracé…)
Kilomètres parcourus : 60km
Kilomètres parcourus depuis le départ : 780km
Temps pédalé : 2h50
Vitesse moyenne : 20.2km/h
Nombre de chutes : 0
Nombre de pb techniques : 1 le tracker n’a pas enregistré tout le tracé
Bobos : Aucun, une pure patate
Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : Il faisait super chaud à 10h
Offrande : 50
Litres d’eau bus : 2l
Châtiments corporels infligés au gourou : En tant que Gourou je m’autorise à changer cette règle. Dorénavant, plus de châtiment !

Written by parisistanbul

juillet 3, 2010 at 8:00

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2010 – Jour 6 – La Charité sur Loire – Sully-sur-Loire

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Avant-dernière journée de notre périple, mais bon, pas facile d’écrire aujourd’hui. C’était la journée la plus chaude depuis le début de notre balade. On est vannés. Le matin, ça va (on est partis à 8h30) mais à partir de 11h ça commence vraiment à taper. On a fait notre pause déjeuner de 12h45 à 14h30 et on a pédalé sous le cagnard. On a beau boire de l’eau, faire des petites pauses barres de céréales et fruits secs, ça vous enlève toute énergie de pédaler sous le soleil. (Fred: Et en plus on se perd par ci on se perd par là, pas top les indications, je pense que ceux qui ont écrit le guide n’ont pas fait le parcours ou ne savent pas lire les panneaux et vice et versa… En plus on se perd sur une île dans un pauvre sentier et on se fait bouffer par les moustiques !!! Dure, très dure journée…) (Robin : personnellement je ne recommande cette partie de ‘La Loire à Vélo’ et de l’Eurovélo6 à personne.  Comme Fred le dit la signalisation manque souvent et en plus une bonne partie est en caillasse mélangée à de la terre, ce doit être impraticable en cas de pluie)

Robin : puisque je suis dans le registre de la dénonciation calamiteuse, je déconseille également à tous de faire réparer un vélo dans la Nièvre.  Bon, pour ne pas que tous les réparateurs nivernais fassent faillite, je vais préciser avenue du Général de Gaulle à Decize.  Ce quadruple enfoiré m’a d’une part accusé d’avoir croisé le grand plateau avec le grand pignon, ce qui avait indubitablement causé la perte de mon dérailleur.  Lorsque j’ai voulu expliquer que c’était cette satanée chaussette, le grand gourou m’a fait signe de  ne pas insister.  Je me suis donc tu.  D’autre part, il m’a demandé où j’avais fait ajuster mon précédent dérailleur (qui fonctionnait très bien).  Lorsque j’ai répondu en Angleterre, j’ai eu droit à un gloussement condescendant et franco-centrique.  Le réparateur de répondre « ah, ça ne m’étonne pas alors ».   Et deux petits coups de tournevis vers la gauche ou la droite, je n’ai malheureusement pas prêté attention au coq torse bombé en quête de considération.  Résultat : eh bien mes vitesses ne fonctionnent plus très bien.  Elles changent toutes seules, à l’instar d’une boîte automatique.  C’est un peu chiant lorsqu’on monte une côte.  Alors en rentrant à Paris, je compte faire rechanger le dérailleur pour avoir un dérailleur de route comme à l’origine, une patte Specialized pour tenir le dérailleur (bon là je ne lui en veux pas, il n’avait pas la pièce), et une nouvelle chaîne parce qu’il n’a pas été foutu de voir que la chaîne s’était tordue avec l’aventure dite « De la Chaussette Infernale ».


Pendant qu’on déjeunait on s’est connectés sur Internet pour trouver notre point de chute pour la nuit. Et là, Chaussette Man (c’est Robin, on l’appelle Chaussette Man car il vous casse un vélo avec une simple chaussette) a une idée de génie : et si on dormait à la ferme. Ni une ni deux, un coup de fil, et hop, c’est reservé. C’est Cochonou qui va être content de dormir dans une ferme. Après cette idée de génie on s’est remis sur selle, puis on a pédalé, pédalé… pédalé, pédallllllléééé, pppééééééééééééddaaaaaaaaaaallllllllllééééééé…. il paraissait bien long cet après-midi…. pour enfin arriver à 17h30. Douche, sieste ! (Fred: c’est confirmé Tonio et Robin ronflent, même pour une pauv’ sieste) (Robin : et Fred dort avec son Android dans la main comme s’il consultait Internet pendant son sommeil)
Le dîner fut mémorable.  Salade du jardin au goût de salade, pommes de terre au goût de pommes de terre, côtelettes de porc fermier au goût d’avatar de Cochonou.  Alors, parce qu’il ne faut pas que baver sur les enfoirés de réparateurs de vélos véreux et sur les départements qui pensent aux frais de bouche avant de penser aux itinéraires cyclables qui sont censés exister depuis des années, voici cette magnifique adresse que nous vous recommandons chaudement, Tonio, Fred, Cochounou et moi :
Ferme des Georgeats – Gîte de France
Chemin de la Levée
45600 Sully-sur-Loire
02 38 36 62 60

Bon, moment éducatif maintenant. Vous nous avez demandé ce qu’on emportait avec nous comme matériel. Alors, pour Thomas, c’était rien (un Android et un slip de rechange), et pour nous, on vous a fait une photo. En résumé vous voyez à la droite de la photo tout ce qui permet de se connecter (une clé 3G et 2 smartphones sous Android), 2 eeePC qui nous permettent de rédiger notre blog, de surfer le web et d’uploader notre parcour, un tracker GPS qui nous permet d’enregistrer notre parcours et de le mettre sous Google Maps (on utilise aussi le logiciel My Tracks sous Android), des appareils photos pour immortaliser notre balade, une batterie qui se recharge au solaire et tous les cables, chargeurs et batteries qui vont bien. Vous l’aurez compris, on est une bande de geeks.
(Fred: Ca c’est un scoop dis donc !!)
Bon, on va se coucher nous, et à demain pour la fin de notre balade.
Kilomètres parcourus : 110km
Kilomètres parcourus depuis le départ : 720km
Temps pédalé : 5h27
Vitesse moyenne : 20.2km/h
Nombre de chutes : 0
Nombre de pb techniques : 0
Bobos : On s’est tous fait bouffer par des moustiques, c’est monstrueux
Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : Toujours zéro, c’est déprimant
Offrande : 0
Litres d’eau bus : Pas assez avec la chaleur
Châtiments coporels infligés au gourou : Aucun, il fait trop chaud

Written by parisistanbul

juillet 1, 2010 at 8:22

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2010 – Jour 5 – Bourbon-Lancy – La Charité sur Loire

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En tant que Grand Gourou, représentant et porte-parole de la secte Cochonou, je me dois de vous dire la vérité, toute la vérité  même si elle est ridicule à dire : aujourd’hui, la journée à été un fiasco à cause d’une chaussette ! Oui, vous avez bien lu, une chaussette. Mais j’y reviendrai plus tard.

On ne change pas une recette qui gagne : ce matin réveil à 6h30. On se fait un méga petit déjeuner mais avant de partir on se rend compte que les vétements lavés la veille ne sont pas encore secs. Qu’à cela ne tienne. Un vélo ça sert à rouler ainsi qu’à sécher des vêtements. Bah oui, il suffit d’étendre les vêtements un peu partout (sur le guidon, sous la selle, sur le porte bagage, les sacoches…), de rouler sous le soleil, et le tour est joué. C’est pour cela que vous pouvez voir sur les photos Fred déguisé en Wonder Woman avec sa cape.

Démarrage pas facile puisqu’on a commencé par des côtes (Fred: qui dit côtes, dit descentes !!! et c’est bien les descentes). Eh oui, on l’a dit et redit, mais la Bourgogne (pas le département, la région) est très mal aménagée. Il y a donc peu de pistes cyclables, le peu est mal entretenu et mal indiqué. On a donc quitté Bourbon-Lancy par des départementales qui grimpaient. Bon. On a pédalé, pédalé, pédalé… et puis on 9h30 on avait à peine fait 20km, alors on a fait une… pause. Un p’tit bar sympa, avec Wifi (histoire d’uploader les photos de la veille), et c’est reparti. (Fred: 16km en fait, et on est reparti 1h30 après… avec un deuxième p’tit dej dans l’bide)

On arrive à Decize, on achète de quoi faire un pique-nique et on se dirige (enfin) vers les bords du Canal Latéral de la Loire. Et comme la Bourgogne est très mal aménagée en terme de pistes cyclables, on ne le répetera jamais assez, on s’est perdu. On s’est retrouvé au fin fond de nul part à pique niquer. Une fois rassasiés, nous faisons demi-tour et…. Robin casse son dérailleur, et lorsque je dis casser, c’est casser. La cause ? Une chaussette. Eh oui, il avait mis ses chaussettes à sécher sur ses sacoches, la chaussette a glissé, elle s’est bloquée dans le dérailleur et l’a « cassé en deux » (pour reprendre une expression chère à Thomas). Et là, on se retrouve comme 3 cons, au milieu de nulle part, avec un vélo qui ne pouvait plus bouger. Flashback, on s’est repassé tous les épisodes de Mac Gyver en accéléré mais aucun ne résolvait notre problème. Il y avait une maison à coté, nous étions sauvés : la propriétaire était, justement, en train de sortir pour se rendre à Decize (la grande ville que nous avions traversée). Nous avons mis le vélo de Robin dans le coffre, Robin dans la voiture, et Fred et moi avons pédalé jusqu’à Decize  (Fred: petite précision, Tonio et moi avons fait 31km/h de moyenne sur cette partie… je dis ça… j’dis rien 🙂 ) : direction le réparateur de bicyclettes. Le gars, sympa, a fait tout ce qu’il a pu, il a remis un dérailleur (pas le même modèle car Robin a un vélo de marque américaine, pas facile à trouver au fin fond de la Bourgogne) (Robin : mon dérailleur était de marque japonaise pour ceux qui veulent savoir) et à 16h30 c’était réparé. Ni une ni deux, on ne perd pas le nord, et hop, nous voilà à la gare de Decize, puis dans un train en direction de Nevers…. ouf. 30 minutes de train pour rattraper notre retard. Trop fort.

Nous avons perdu un peu de temps sur notre itinéraire, mais grace au train on a pu avancer. On a quitté Nevers par une départementale deux fois quatre voies (pas facile) pour enfin nous retrouver sur les bords de La Loire… eh oui, La Loire, celle que nous avons longé l’année dernière. On a pédalé jusqu’à 19h pour enfin arriver au camping de La Charité sur Loire où nous avions reservé une… roulotte. Eh oui, une fois n’est pas coutume, ce soir nous dormons dans une superbe roulotte, très belle et bien aménagée. Il est tard (21h30)… il est l’heure d’uploader les photos et d’aller se coucher.

Kilomètres parcourus : 103km

Kilomètres parcourus depuis le départ : 610km

Temps pédalé : 5h14

Vitesse moyenne : 19.7km/h

Nombre de chutes : 0

Nombre de pb techniques : Robin a pété son dérailleur avec une chaussette

Bobos : On s’est tous fait piquer par des puces

Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : 0

Offrande : 100€/personne

Litres d’eau bus : On a arreté de compter. Comme dirait Fred « il faut avoir les urines claires »

Châtiments coporels infligés au gourou : Aucun, aujourd’hui c’est Shabbat

Written by parisistanbul

juin 30, 2010 at 8:29

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2010 – Jour 4 – Chagny – Bourbon-Lancy

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Une journée exceptionnelle qui a commencé en « on y arrivera jamais, on va tous mourir » et qui se termine par « on n’est pas bien là, décontractés du gland ? (Devers dans Les Valseuses)« . Hier nous appréhendions le parcours. La Bourgogne (Robin : la Saône-et-Loire putain, ça marche par département) étant le parent pauvre de cette piste Euro Vélo 6, lorsqu’on regardait le plan, il n’y avait pas beaucoup de pistes cyclables mais plutot des départementales et des montées un peu partout (impossible de suivre le canal). (Fred: Et là on est grillé, tout le monde comprend qu’on est parti à l’arrache sans préparer l’itinéraire…. ce qui est le cas 🙂 )Après un réveil à 6h30, c’est, l’air grave et triste, que nous enfourchions nos vélos pour affronter l’inaffrontable.

En quittant Chagny nous avons eu un répit de 10 km en longeant le canal du Dheune  sur une piste, puis nous sommes passé sur une départementale. Pas sympa de pédaler avec les voitures et les camions. Cette partie de l’itinéraire était effectivement fastidieuse. Puis, coup de bol, la région (ou département, je ne sais plus, il faudra demander à Robin) a eu la bonne idée de construire une grosse nationale. Les voitures ont alors toutes quitté la départementale, nous laissant quasi seuls à pédaler sur presque 50 km en longeant le canal du Centre. Nous avons eu de la chance que cette départementale soit déserte car il y avait pas mal de vent le matin (le ciel était couvert), il fallait donc lutter contre les éléments. Pour ceux qui nous ont suivi l’année dernière, nous avions mis au point la technique de la Fred indienne. L’idée était de mettre Fred devant en cas de grand vent, et de nous abriter derrière lui en file indienne. Cette année, on a été un peu plus sympa avec Fred, on a créé le concept du 30,10,1. Le 30,10,1 c’est mettre Fred devant durant 30 minutes, puis Antonio durant 10 minutes et Robin durant 1 minute. Comme ça, tout le monde a sa dose de vent, et ça tourne, de manière équitable. (Fred: il a falu négocier, car au début c’était plus 30, 10, 10, 10, 1, 10, les 10 entre chacune des étapes du 30, 10, 1 correspondent à 10 minutes de pause… un petite figue, un date, un pipi, une banane séchée… Mais au final, le 30 10 1 a bien fonctionné) (Robin : moi j’aimerais bien qu’on le transforme en 30 10 tout court, parce que moi je n’ai pas de guidon de triathlon pour me pencher face au vent comme les deux autres adeptes du Grand Porcelet.  Et même si j’en avais un je pense que ça m’arrangerait de ne pas couper le vent)

Ceci me fait rebondir sur le fait qu’aujourd’hui était notre 1re journée sans Thomas. Eh bien on a pété tous les records. Nous avons pédalé 90km le matin, face au vent. Nous pédalions groupé, en cadence, nous attendant les uns les autres… bref, un vrai travail d’équipe basé sur la construction et non sur la performance. Thomas, ta technique de « performé », comme tu dis, c’est du bidon. (Fred: Oui c’est la technique du Padawan qui n’est là que pour trois jours avec 4 kg sur le porte bagage…) Ca fait beaucoup de bruit, ça éparpille le groupe, ça met de la distance entre le gars devant et le gars derrière… non, vraiment, petit Padawan, il va falloir que tu apprennes à pédaler en équipe et non en solo. On a déchiré grave ce matin, alors qu’il y avait du vent et que le trajet n’était pas facile. (Robin : ouais !)
Pause déjeuner à Paray-le-Monial à 13h. On avait plus de 90km dans les pattes et le trajet de l’après-midi s’annonçait compliqué (beaucoup de dénivelés). Nous étions là, assis, les yeux pleins de larmes à angoisser sur les côtes à gravir. Et là, Cochonou m’a parlé. Oui, Cochonou m’a parlé. Je mangeais ma pizza au jambon, et une voix intérieure (celle que Cochonou donc) m’a dit « regarde la carte ». J’ai regardé, et j’ai découvert le Canal Latéral de la Loire qui longeait une partie de notre trajet. Bingo. Nous avons longé ce canal qui traverse La Loire (oui, de l’eau qui traverse de l’eau) pour enfin arriver à Diou puis à notre point de chute, Bourbon-Lancy.  (Robin : oui enfin, ces deux tapettes voulaient s’arrêter à Diou, il a fallu que Cochonou me donne le pouvoir de conviction pour qu’on puisse s’arrêter à Bourbon-Lancy)
Enfin, nous avons pu réserver un bungalow (Fred: un chalet s’il vous plait !!) dans un camping (ras le bol des hôtels). Super mignon, on a même pu nager dans le lac (eh ouais) et nous sommes allés faire des courses pour nous faire un petit apéro en terrasse et dîner du saumon avec des petits légumes, un régal. Nous voilà à 21h30, les pieds en éventail, assis en terrasse à préparer la journée de demain. Par contre, camping oblige, il faut se taper le beauf qui fait briller sa voiture avec une peau de chamois en écoutant le foot à la radio (c’est le Portugal qui joue apparemment… coïncidence). Une journée bien sympa donc…. mais demain, ça va vraiment être galère. Le canal n’est pas aménagé et nous n’avons pas trouvé d’itinéraire bis. On a donc tablé sur seulement 100km… on verra bien. (Fred: moi je crois en Cochonou et Il va nous transformer les autoroutes en pistes cyclables pendant la nuit)
Robin : je tiens à rétablir un peu la réputation de la Bourgogne.  Bon déjà, comme vous l’aurez compris, ce sont surtout les départements qui font construire les pistes cyclables.  Donc en Bourgogne, on a fait pour l’instant la Côte d’Or (pas terrible en effet) et la Saône-et-Loire.  Dans ce dernier département on a longé des canaux parallèles à deux cours d’eau, bizarrement la Saône et la Loire.  La partie Saône n’est pas terrible, mais pour la partie Loire ce n’est pas si mal pour l’instant.  Nous sommes aussi passés dans l’Allier (région Auvergne) très brièvement et c’était très bien.  Demain si nous survivons à la dernière partie de la S-et-L (notée difficile en raison de ses montées) nous traverserons notre dernier département bourguignon, la Nièvre.  Nous vous dirons si les itinéraires cyclables y sont mieux.
Kilomètres parcourus : 146.5km
Kilomètres parcourus depuis le départ : 507km
Temps pédalé : 6h52
Vitesse moyenne : 21.3km/h
Nombre de chutes : 0
Nombre de pb techniques : 0
Bobos : Antonio s’est fait piqué par un moustique durant la nuit
Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : 3 gouttes
Offrande : 100€/personne
Litres d’eau bus : On a arreté de compter. Comme dirait Fred « il faut avoir les urines claires »
Châtiments coporels infligés au gourou : 7 séries de 20 abdos

Written by parisistanbul

juin 29, 2010 at 8:30

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2010 – Jour 3 – Rochefort-sur-Nenon – Chagny

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Le métier de Gourou de secte est un long apprentissage. Bien sur, je m’inspire de mes maîtres à penser (Jésus, Mahomet, Raël, Ron Hubbard…), mais il y a encore du boulot. Tenez, pas plus tard qu’hier, je vois une peinture de Matisse et je dis à mes ouailles : « vous avez vu le Matisse ? » et là, eux de répondre « ta tisse, c’est quoi une tisse ? », alors je réponds « non, pas ma tisse, Matisse ». J’ai vu dans leurs yeux pas frais, qu’ils avaient besoin de plus d’explications. J’allais me lancer dans une narration artitistique pour sortir ces adeptes de leur inculture, lorsque je me suis souvenu de mes maîtres à penser : toujours laisser le bas peuple dans son ignorance afin de briller et d’être respecté. Alors j’ai pris mon accent portugais et j’ai dis « non, désolé, une tisse c’est un plat portugais, en fait il faut dire ma tiche avec l’accent ». Et là, j’ai vu leurs yeux briller. Ils avaient compris. Je m’en sortais bien. Ils étaient contents. Règle numéro 1 pour monter une secte : laisser dans l’ignorance ceux qui vous suivent.

(Fred: brille brille, faut le dire vite, oui, p’tet quand on le regarde et qu’il a la soleil dans le dos… Après qu’on lui demande, hé Gourou, c’est quoi l’herbe que notre Dieu Cochonou nous fait pousser dans ce champs ? Il nous répond que c’est comme sur un tableau de Matisse qu’il aurait peint à l’époque des lumières avec le Dieu Cochonou quand ils ont créés le monde… Résultat, on ne sait toujours pas ce qui poussait dans ce champs… )

Journée très matinale : lever à 6h30 et on était sur les vélos à 8h pétantes. On a laissé le Jura derrière nous pour arriver en Bourgogne. (Robin : alors, Tonio ne fait pas vraiment la différence entre région et département.  Si on parle de région, nous sommes passés de la Franche-Comté à la Bourgogne.  Si on parle de département, on est passés du Jura à la Côte-d’Or puis à la Saône-et-Loire) Décevant la Bourgogne. (Fred: Très décevant oui !) Non pas en tant que région viticole, mais en aménagements cyclables. Si le Doubs est le grand vainqueur de ce parcours, la Bourgogne est à la traîne, (Fred: oui, largement à la traine !). Il y a très peu de pistes et elles sont mal aménagées. Nous avons donc beaucoup roulé sur des départementales que nous partageons avec des voitures. Et puis, sous le cagnard, rouler sur le bitume, sans ombre, sans rivière ni canal, ça chauffe. On a jeté un coup d’oeil au plan et on a l’impression que demain sera une journée encore plus difficile.

Sinon, pas trop d’accrochages. Thomas a crevé, Robin a pédalé, Fred a pesté (Fred: Ctrl+S) et moi j’ai brillé. (Robin : brillé par sa grande capacité à lire les cartes oui : à 3 reprises Tonio a voulu nous faire prendre des chemins impraticables et clairement indiqués sur la carte comme tels)(Fred: Brillé, ah ouais, la chaleur, le gras de tête qui dégoulinait sur les joues, ca brille bien) On a déjeuné dans un petit resto, on a fait une petite sieste pour attendre 14h30 (il fait vraiment très chaud, alors on essaie d’éviter de pédaler de 12h30 à 14h30)(tom:tonio et fred font la sieste, moi je fais mon geek et robin râle). Et on s’est arreté à 17h dans un hôtel au bord du canal… et de la nationale (Fred: mea culpa, c’est moi qui ai fait la réservation, le mec m’a vendu un hotel super sympa, au bord du canal, terrasse toussa toussa, sauf qu’il n’a pas parlé de la national). J’espère que ça va pas être trop bruyant ce soir. Et puis, spécialité locale oblige, ce soir c’est fondue vignerone avec un p’tit verre de Bordeaux (ils avaient qu’à avoir des pistes cyclables décentes, on aurait bu de leur vin).

Dans les faits marquants, on a vu une biche nager dans le canal puis sortir en s’enfuyant (Fred: mouaif perso je n’ai rien vu..), des gamins en train de plonger d’un pont, un urluberlu sur un drôle de vélo. Et puis, on a vu une photo de Paris. Paris sous la neige, Paris emmitouflé dans ses pulls, Paris Ville Lumière, même en plein hiver. Ah, Paris, tu nous manques. Paris, une photo de toi au détour d’un bar, et c’est la nostalgie et les larmes qui nous gonflent les yeux. Paris, tu nous manques (Fred: Paris manque à Tonio, mais nous on est bien ici !!). Paris, on t’aime. (tom: euh rien à battre de paris …)
Et puis il y a surtout la fin du parcour pour notre Padawan. Thomas nous quitte. Après 3 jours à pédaler avec des expérimentés, il est arrivé à la conclusion qu’il ferait mieux de retrouver les siens (en fait, sa femme est sur le point d’accoucher). Nous allons donc continuer le parcours à 3.
(tom: voilà c’est fini lalalalala lalalalalala. STOP les chansons moisies que fred nous met dans la tête ne vont pas me manquer, le mal au *bip* non plus, par contre la franche camaraderie, l’effort commun, le coaching: allez tonio pousse sur la pédale pousse, recule ton pied, tend la jambe, POUUUUUSSSSSSSE, bref c’était top, j’espere pouvoir faire la prochaine étape en entier.)
Kilomètres parcourus : 111.7km
Kilomètres parcourus depuis le départ : 366km
Temps pédalé : 5h16
Vitesse moyenne : 21.14km/h
Nombre de chutes : 0
Nombre de pb techniques : Thomas a crevé
Bobos : Léger coup de soleil sur l’épaule de Fred
Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : 0
Offrande : 100€/personne
Litres d’eau bus : 4l par personne
Chatiments coporels infligés au gourou : 5 séries de 10 abdos

Written by parisistanbul

juin 28, 2010 at 7:30

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2010 – Jour 2 – Montbéliard – Rochefort-sur-Nenon

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J’ai vu la lumière aujourd’hui. Cochonou m’a envoyé un message. Je sais maintenant pourquoi cette secte ne décolle pas en terme d’adeptes. Le dimanche, pendant que certains font la grasse mat et vont déguster l’hostie dans des hangards à sectaires (définition d’Eglise dans Le Petit Cochon Illustré), nous, on se réveille à 6h30 du mat, on pédale pendant 6h30, on fait 150km sous le cagnard… alors forcément, ça plait moins. Il faut donc faire plus sexy… ou sinon proposer du rêve. Chez les uns, c’est la vie éternelle, chez les autres 70 vierges, et bah chez Cochonou, ça sera une grosse cochonne (l’animal, j’entends bien). Donc, tous ceux qui feront partie de la balade 2011 pourront aussi avoir une grosse cochonne. Et comme il faut avoir des leaders charismatiques, j’ai décidé d’être exemplaire. En tant que Gourou je voulais montrer la voie à mes ouailles. Mais bon, vu que c’est Thomas qui est toujours devant et qui montre la voie, il fallait que je trouve autre chose. Donc, à partir de maintenant, lorsqu’on fait des pauses, je fais des pompes. Bah oui, mes adeptes me regardent, ils se disent que je suis vraiment trop fort (robin: euh, je crois que le terme utilisé était con) et qu’ils ont tout intérêt à me suivre. Certains marchent sur l’eau, moi je fais des pompes !

Donc, réveil matinal à 6h30 à Montbéliard, gros petit déjeuner, et nous voilà sur les vélos à 8h30 (tom: ouais 2h parce que le taulier s’était pas réveillé donc 20min de ballade dans montbeliard à l’aube en attendant qu’il passe à la boulangerie). La matinée était super agréable, pas trop chaude, des paysages magnifiques qui longeaient le Canal du Rhône au Rhin et le Doubs. En fait, on a passé la journée sur le département du Doubs : vallonné, très vert… Et puis, il faut dire ce qui est, la piste cyclable Euro Vélo 6 dans le département du Doubs, c’est la Rolls Royce de la piste cyclable. Il faudrait qu’on pense à dire merci à la région.

Midi, pique-nique. On s’y est fait aux pique-niques. Contrairement à l’année dernière où l’on déjeunait au resto chaque midi, ce coup-ci c’est boulangerie, crémerie, superette… et hop, casse-dalle, fruits secs et beaucoup d’eau. Justement, lorsqu’on a levé le campement à 13h30, c’est pas facile facile de pédaler sous le soleil. Il fait vraiment très chaud. On a bu entre 5 et 6 litres d’eau par personne aujourd’hui.
Mais sinon, l’après-midi, sympa, on a bien roulé avec une moyenne totale de 23,7 km/h. A 15h on a fait une pause pour trouver un camping (on se connecte au web et on va sur les pages jaunes et Google pour trouver). Aucun camping avec Bungalow. Pas de bol cette année. L’année dernière on avait pris nos tentes et on dormait toujours en bungalow, et cette année, on n’a pas pris nos tentes et on ne trouve pas de camping avec bungalow. Donc, hôtel ce soir. Bon, en même temps c’est un 3 étoiles et le resto est au Gault et Millau… donc c’est la fête ce soir (et puis c’est Cochonou qui régale en plus tom:miam miam les escargots).
Bon, il est 20h30, on va pas tarder à aller se coucher car demain on aimerait faire 130 km… à suivre.
Fred: rien à dire de plus
Kilomètres parcourus : 152km
Temps pédalé : 6h24
Vitesse moyenne : 23.7 km/h
Nombre de chutes : 0
Nombre de pb techniques : un rayon de pété sur le vélo de Robin
Bobos : Robin s’est fait piqué (tom:au cul pendant sa sieste) par une fourmi
Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : 0
Offrande :
Litres d’eau bues : 5l par personne
Pompes : 9 séries de 10 (tom: il a grugé il aurait du en faire 11)

Written by parisistanbul

juin 27, 2010 at 7:56

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